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PHILOSOPHIE (Lettres 2ème année) – [Mme REINEKE]

Cette année, la notion étudiée est la suivante : la Métaphysique

Avant de constituer une discipline spécifique, la métaphysique implique un certain positionnement de l’homme face au monde, un certain type de questionnement. Fille de l’étonnement, elle interroge en effet la nature profonde de l’être et de l’existence, et se met en quête des premiers principes, des fondements. Souvent contestée dans son statut de science, peut-elle être pour autant être considérée comme vaine ? Ne doit-on pas voir en elle l’expression même d’un besoin de la raison humaine ?

Bibliographie non exhaustive :

Pour une approche générale :

Notions de philosophie, sous la direction de D. Kambouchner, tome II, article “La métaphysique”

Aristote, Métaphysique A (pour une première approche, lire Aubenque, Le problème de l’être chez Aristote)

Bergson, Introduction à la métaphysique

Descartes, Méditations métaphysiques

Heidegger, Qu’est-ce que la métaphysique ?

Kant, Critique de la raison pure, préfaces de la 1ère et de la seconde édition : pour une première approche, lire F. Alquié, La critique kantienne de la métaphysique

T. Nagel, Qu’est-ce que tout cela veut dire ?

Nietzsche, La volonté de puissance, § 214

Platon, République, livre VII

K. Popper, Les deux problèmes fondamentaux de la logique de la connaissance (4. Le problème de la démarcation)

B. Russell, Problèmes de la philosophie, “Apparence et réalité”

LETTRES (Lettres 2ème année) – [M. MAUREL]

Programme de Français TRONC COMMUN : session 2018

I. Programme de l’année

ENS de Lyon – PROJET de programme session 2019
Le programme PROVISOIRE des épreuves du concours Littéraire d’admission à l’École normale supérieure de Lyon pour la session 2019 dans les séries Lettres et arts, Langues vivantes et Sciences humaines est proposé comme suit :

LITTÉRATURE FRANÇAISE (coefficient 2)

Axe 1 : Genres et mouvements
Domaine 1 : le roman
Axe 2 : Questions
Domaine 4 : la représentation littéraire
Domaine 6 : littérature et politique

OEuvres :

a) Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves, Livre de Poche, ISBN : 9782253006725.

b) Victor Hugo, Quatrevingt-treize, Flammarion-GF, ISBN : 9782081342477.

c)Louis Aragon, Le Roman inachevé, Gallimard-Poésie, ISBN : 9782070300112.

d) Pierre Michon, Les Onze, Gallimard-Folio, ISBN : 9782070437528.

II. Quelques pistes pour des lectures complémentaires

A. Romans à dimension politique

La dissertation de lettres (épreuve du concours) est un exercice parfois redoutable, souvent redouté, dont le nom seul peut faire trembler les coeurs les mieux trempés…
Cependant, avec une préparation méthodique, un entraînement régulier, des références solides et en nombre suffisant, il n’est pas insurmontable, loin de là. Il s’agit donc de vous adonner à ce vice impuni, la lecture comme la définissait déjà Valery Larbaud (un Vichyssois qui plus est) dans un ouvrage de 1936 et élargir votre culture littéraire. La connaissance au moins synthétique d’une oeuvre (en prose ou en vers) par grand courant (poésie classique, romantisme, parnasse, symbolisme, surréalisme) semble une bonne base sur laquelle vous construirez des fondations sérieuses. Vous avez des recueils entiers tombés dans le domaine public consultables gratuitement sur internet. Plus vous lirez de romans plus vous aurez de références sur lesquelles appuyer votre dissertation. Certes vous pouvez préférer le rap et les mangas à la lecture de Kafka, de Musil ou d’Arthur Koestler (pour reprendre des auteurs de romans «politiques»), c’est votre droit, mais le jour des concours ce sont ces derniers qui sauveront votre copie du naufrage. Dura lex, sed lex, comme on disait dans les prétoires avant l’invention du franglais puis du globish.

B. Lectures théoriques et critiques

1) axe 1 : « Le roman »

– Un livre simple mais intéressant : « Lire le roman », coll « Lettres Sup » Nathan université.

– Un classique, L’art du roman de Milan Kundera, Folio, Gallimard.

– Un bon ouvrage de référence : Le roman de Michel Raimond dans la collection «cursus» chez Armand Colin, si vous devez n’en lire qu’un (ce qui est insuffisant à mon sens), prenez celui-ci.

– Il existe quelques opuscules dans la collection Que sais-je ? ou sa concurrente, 128 (pour le nombre de pages sans doute) traitant de la prose, de la poésie et du romantisme (histoire, formes, évolution) qui sont synthétiques et bien faits. Vous pouvez souvent les trouver d’occasion pour quelques euros.

– Michel Butor, Essais sur le roman comporte également une belle réflexion sur la réalité et son statut dans la fiction romanesque (croisement des deux perspectives).

– Pour celles et ceux qui ont judicieusement investi dans l’avenir en se procurant les célébrissimes Lagarde et Michard vous lirez avec profit les pages consacrés à la préciosité (Mme de La Fayette) et le romantisme (V. Hugo) dans les tomes dédiés au XVIIe et XIXe. N’hésitez pas à aller plus loin dans votre exploration.

– Pour les plus téméraires : La pensée du roman Thomas Pavel, Folio Essais. Magnifique et très complet mais également ardu.

2) axe 2 : « la représentation littéraire»

 Antoine Compagnon, Le Démon de la théorie (1998, Points Seuil), plusieurs chapitres vous intéresseront (« Le lecteur », « Le style », notamment). Excellent ouvrage que j’ai fait acheter par le CDI de Fénelon et qui est disponible dans l’armoire à documents de la salle de Khâgne, présentation très synthétique bien qu’érudite de la littérature et de ses principaux enjeux. Je m’appuie sur les thèses développées de ce livre pour mon cours d’introduction.

 Paul Valéry dans Tel Quel a également développé des idées intéressantes sur ce sujet. Il était à la fois critique et auteur. Vous trouverez certains de ses articles et réflexions sur internet, libres de droit. Paul Valéry est un fournisseur inépuisable de sujets de dissertation, c’est bon à savoir.

 Roland Barthes, Essais critiques (1953), Points Seuil : compilation d’articles courts, faciles à lire parmi lesquels on peut butiner à loisir, sans lire de manière ordonnée et exhaustive. Une référence qui a fait ses preuves.

3) axe 3 : « Littérature et politique»

A. Antoine Compagnon, Le Démon de la théorie, chapitre 7 (« La valeur ») et celui sur « le monde »… encore et toujours !

B. Pour celles et ceux qui ont très peur de s’ennuyer cet été : Georges Lukacs Le roman historique une bible sur le sujet (utile pour Quatrevingt-treize), analyse marxiste mais intelligente et bien conduite. En revanche un livre très dense, très fourni (plus de 400 pages) et nécessitant quelques connaissances littéraires préalables (avoir lu quelques romans historiques classiques).

C. Le grand Balzac, grand écrivain politique s’il en est, n’a cessé d’écrire sur le roman et sur le monde, une partie de ses réflexions critiques ont été regroupées dans un livre intitulé Écrits sur le roman. Le livre de poche coll. Références.

D. Roland Barthes, Essais critiques, encore, comporte quelques articles qui permettent de croiser le «roman» et «littérature et politique»

E. Évidemment, vous avez tout loisir de remplacer ou, mieux, de compléter cette modeste bibliographie par d’autres monographies sur le sujet qui vous intéressent particulièrement. Le thème de la littérature et de la politique est particulièrement riche.

En outre, il est tout à fait nécessaire de lire d’autres auteurs ainsi que d’autres oeuvres des auteurs au programme. Évidemment, Balzac, encore et toujours mais aussi d’autres poètes surréalistes (piochez dans le Lagarde et Michard si vous l’avez), d’autres romans de Victor Hugo (l’adaptation en dessin animé de Notre-Dame de Paris par Walt Disney ne vous sera d’aucun secours, je le crains), de Pierre Michon évidemment. Lisez les Vies minuscules, c’est court, Michon écrit serré, vous en sortirez totalement bouleversé.e.s et transformé.e.s, pour votre vie entière. Ce n’est plus une lecture pour le programme, c’est un pur bonheur.
In fine, beaucoup d’élèves se demandent comment améliorer leur style. Puis ils me le demandent. Pour cela, un seul exercice, plaisant et profitable : copiez ! Faites comme les grands peintres qui ont commencé leur apprentissage en imitant les maîtres, faites comme Victor Hugo qui s’exclamait, encore jeune : « Je serai Chateaubriand ou rien ! » ; en résumé prenez les meilleures pages de la littérature française, laissez-vous prendre par le rythme, les sonorités, le lexique, sans forcément analyser tout cela, puis écrivez ce que vous voulez « à la manière de… ». Bref, prenez-vous quelques instants pour un.e grand.e écrivain.e, ressentez l’émotion que cela vous procure d’être Victor Hugo ou Mme de La Fayette, ou Louis-Ferdinand Céline, au hasard et prenez votre stylo ou votre clavier en étant intérieurement votre «mentor»… Et puis écrivez comme il/elle a écrit les pages que vous venez de lire. C’est ludique et très efficace. Victor Hugo s’est d’abord pris pour Chateaubriand, puis pour Victor Hugo. Ça ne lui a pas trop mal réussi. Ensuite, et seulement ensuite, analysez les constructions grammaticales, les tournures, etc, pour pouvoir les reproduire. Cela s’appelle un pastiche (à différencier de la parodie) et c’est un exercice redoutablement efficace. Tenez votre journal en l’écrivant à la manière de Bossuet, Chateaubriand, Proust, Flaubert, Céline : efficacité garantie (mais il y faut du temps et un peu de constance). Trouvez vos «mentors» en écriture et entrez en fréquentation avec eux, comme on disait au XVIIIe siècle.
Évidemment si vous choisissez Christine Angot, Guillaume Musso, ou Marc Lévy, l’effet sera inverse, vous régresserez.

SPÉCIALITÉ LETTRES MODERNES

Il n’y a pas de programme pour l’écrit qui consiste en un commentaire littéraire et stylistique d’un texte postérieur à 1600. Cependant l’épreuve se prépare, notamment sur le plan du commentaire stylistique qui est très technique et sur celui de la connaissance de l’histoire littéraire et de ses mouvements. En revanche il existe un programme pour les épreuves orales de l’ENS (en cas d’admissibilité donc) :

Auteurs français (spécialité lettres modernes)

Intitulé du programme : Poésie et expérience du monde

a) Antonio Machado,
Champs de Castille [Campos de Castilla, 1912] ; précédé de Solitudes, galeries et autres poèmes [Soledades. Galerías. Otros poemas, 1907] ; et suivi des Poésies de la guerre [1936-1939], trad. de l’espagnol par Sylvie Léger et Bernard Sesé, Paris, Gallimard, « Poésie » (n°144), 312 p., ISBN : 2070321916.
N.B. Le programme porte exclusivement sur l’oeuvre proprement poétique de Machado (les trois recueils mentionnés dans le titre), et exclut donc Prologues. Art poétique et La Terre d’Alvargonzáles (version en prose) : il est ainsi limité aux pages 21-256.

b) Anna de Noailles, Anthologie poétique et romanesque : « Je n’étais pas faite pour être morte », Paris, LGF, « Le Livre de poche », 2013, 407 p., ISBN : 9782253163664. N.B. Le programme porte exclusivement sur l’oeuvre proprement poétique de Noailles (Le Coeur innombrable, 1901 ; L’Ombre des jours, 1902 ; Les Éblouissements, 1907 ; Les Vivants et les morts, 1913 ; Les Forces éternelles, 1920 ; Poème de l’amour, 1924 ; L’Honneur de souffrir, 1927 ; Derniers vers et poèmes d’enfance, 1934), soit les pages 45-83, 143-301, 323-367 et 393-400.

Pour bien préparer l’écrit de la BEL :

 Le conseil le plus important : l’épreuve écrite exige avant tout de comprendre le texte dans ses dimensions axiologique (la «tonalité»), figurative (la manière dont il représente le monde) et thématique (les thèmes et les motifs qu’il entrelace). Tout le reste vient APRÈS. Sans la maîtrise de ces trois éléments fondamentaux, point de salut. Cela signifie qu’il faut (ré)apprendre à éprouver un sentiment à la lecture du texte (la fameuse «sensibilité littéraire») comme quand vous étiez enfant et que vous lisiez un livre qui vous procurait des émotions (il faut revenir à cet état d’enfance lors de la première lecture du texte) et à partir de ce sentiment vous faire une représentation interne du texte, sous forme d’images, de sons (les mots, les phrases) qui sera votre guide dans l’exploration des thèmes. Nous aurons l’occasion de mettre en pratique ces méthodes qui ont fait leur preuve !

 Travaillez sur un bon manuel de français, le meilleur étant évidemment (encore une fois) le fameux « Lagarde et Michard » auquel on pourra sans doute reprocher un jansénisme excessif et une propension maniaque à ignorer des textes jugés inconvenants (pas une ligne sur Les Liaisons dangereuses !) ; cependant la richesse de ses synthèses est encore aujourd’hui inégalée. Si vous êtes intéressé par les concours de lettres (CAPES, Agrégation) ce sont des manuels de référence qu’il faut posséder absolument. Sinon ils sont disponibles à la B.U. N’oubliez pas de faire des fiches sur les mouvements et les grands auteurs.

 Il peut être intéressant en outre de ficher un ouvrage sur chaque grand genre littéraire, la poésie, le théâtre, le roman, l’essai, l’autobiographie, l’épistolaire…

 Pour cela, privilégiez des livres brefs et synthétiques du type Que sais-je ? (on en trouve d’occasion à un ou deux euros) ou les « à la découverte de… » (il y en a un par genre) des éditions ellipses (plus chers, pas forcément mieux) ou bien encore la Collection 128 (Armand Colin, concurrente des Que sais-je ?).

 La stylistique ne se résume pas à l’étude des figures de style, loin de là. Si vous voulez vous préparer un peu à cette manière d’analyser un texte (passage obligé pour le concours), il faut tout d’abord vous munir d’une bonne grammaire française. La meilleure à mon sens (et celle qui est recommandée pour tous les concours) est : Grammaire méthodique du français de M. Riegel, J-C Pellat et R. Rioul. Elle vous fera bon usage et deviendra une amie fidèle. Fuyez les manuels scolaires contemporains souvent « ludiques », ornés de jolis dessins arborant une polychromie alléchante : on n’y apprend rien de valable et tout est en vrac, bref rien n’y est vraiment exploitable ce qui explique probablement la hausse fulgurante du niveau de maîtrise de la langue par nos contemporains.

LANGUES ET CULTURE ANTIQUES (Lettres 2ème année) [Mme BOUSCHARAIN et M. BELLOIR]

Le programme de la classe de 2ème année comporte une option facultative de 2 heures de langue ancienne, très conseillée en spécialité lettres modernes (enseignement obligatoire en licence à l’Université) et intéressante en histoire, sur des textes illustrant en partie le thème déjà étudié l’année précédente : le temps, mais choisis aussi pour leur intérêt concernant le nouveau thème des 1èreannée : les dieux et les hommes.
Le travail sur ce thème vous permettra d’enrichir votre étude de la métaphysique, thème de l’année en Philosophie, entre autres avantages !

Les khâgneux (hypokhâgneux de l’an dernier) qui prennent l’option entrent dans un unique groupe « continuants » pouvant comprendre d’anciens « débutants » et d’anciens « continuants », auxquels s’ajouteront des 1ère année « continuants ».

Mais si les 2 heures seront communes, le travail et ses supports pour ces 3 types d’étudiants seront différenciés, et leur difficulté graduée, en fonction de leur cursus antérieur.
– les anciens « débutants » latin peuvent conserver leur manuel de 1ère année, qui pourra servir de support grammatical voire lexical. S’y ajouteront des textes polycopiés en rapport avec les thèmes.

Il est conseillé de prévoir un dictionnaire (Gaffiot complet ou abrégé).

– Même méthode pour les anciens « débutants » grec, conserver le manuel de l’an dernier, et prévoir un dictionnaire Bailly complet ou abrégé.
– les anciens « continuants » latin doivent conserver leurs outils d’hypokhâgne (dictionnaire, grammaire). Les textes étudiés seront, sauf exception, polycopiés.
– Qu’ils soient ex-débutants ou ex-continuants, les 2ème année sont invités à conserver aussi les ouvrages de culture antique acquis l’an dernier (ex : guide de civilisation grecque et romaine, oeuvres lues en traduction, etc.).

Pour les LETTRES MODERNES, sachez que désormais les universités, en cas de poursuite par équivalence de cette spécialité, exigeront de vous de suivre un enseignement de latin. L’expérience et le bon sens prouvent que c’est nettement plus facile quand on a suivi l’option en khâgne !

Quant à L’HISTOIRE, l’étude de documents en langue ancienne n’a pas d’égal pour enrichir les problématiques et approfondir les perspectives…

HISTOIRE (Lettres 2ème année) – [M. BENOIT]


HISTOIRE TRONC COMMUN

ENS 2019
Le pouvoir exécutif en France de 1814 à 1962

 Le thème du tronc Commun 2019 marque le retour de l’histoire politique à l’ENS, retour qui reflète la part grandissante que cette histoire occupe dans la production historique actuelle. Il ne s’agit cependant pas d’une restauration de l’historiographie du 19e siècle de Langlois et Seignobos : ce thème s’inscrit pleinement dans une histoire politique nouvelle, revivifiée par les sciences sociales qui élabore de nouveaux objets comme l’étude du pouvoir.
Cette notion du pouvoir exécutif n’est pas neutre. Elle n’a cessé de faire problème au sein de la République Française. Avant tout car les cercles républicains ont, en France, toujours entretenu vis-à-vis de ce pouvoir un rapport ambivalent et ambigu : tout en reconnaissant sa nécessité, les républicains ont souvent perçu ce pouvoir comme l’antre de l’autoritarisme et la structure jaillissante du césarisme.

 La question renvoie globalement à plusieurs objets : la notion de pouvoir d’abord et sa représentation, celui de ses fonctions et des organes qui l’exercent enfin les forces politiques qui incitent soit à son contrôle et sa limitation soit au contraire à son renforcement et à son expansion (radicaux, socialistes et communistes versus droites : boulangisme, ligues, droite républicaine ou gaullisme)

 Ce pouvoir exécutif n’est jamais une entité qui se suffit à elle. Sa compréhension nécessite d’étudier les rapports que celui-ci entretient avec les autres pouvoirs : le pouvoir législatif avant tout, détenteur, pour une grande partie des républicains, de la seule légitimité populaire et démocratique et le pouvoir judiciaire lequel, dans nombre de constitutions de la République, se voit dénier ce statut (les constitutions se contentant d’évoquer « la puissance judiciaire »). La confrontation des pouvoirs est révélatrice à la fois des rapports de relation et d’opposition que reflètent la position et le statut du Président de la République et du Président du Conseil-1e ministre. La France présente en effet l’exception politique d’avoir un pouvoir exécutif bicéphale.
L’examen du Président du Conseil-1e ministre est d’ailleurs emblématique du rapport de force changeant entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif : dépendant du Parlement au moment de la toute puissance de ce dernier (1879-1958), il glisse dans le champ magnétique du Président, Chef de l’Etat, au moment du sacre gaullien du « monarque républicain ».

Là se situe toute la problématique centrale du sujet proposé : l‘histoire des pouvoirs en France est constituée par le balancement entre des expériences d’équilibre des rapports entre exécutif et législatif (1815 / 1830 / 1848 / 1870) et des phases de rupture au profit du 2e (1879-1940 & 1946-1958) comme du premier (1861 & 1958 renforcé par 1962).

 Voici la liste des ouvrages à lire et à consulter dès les vacances d’été. Si une préparation précoce ne peut suffire à elle seule à assurer une réussite lors de l’année de Khâgne, elle y participe grandement.

 Ouvrages à acquérir, lire et synthétiser sous forme de fiches pendant les vacances :
-M. Winock, La France politique, Points, 2003

 Un contrôle de connaissance portant sur le ce livre (sur les chapitres 1 / 5 / 7 uniquement) aura lieu le Mardi 18 Septembre 2018.

-N. Roussellier, La force de gouverner, le pouvoir exécutif en France, Gallimard, 2015

 Ouvrages dont la consultation est nécessaire pendant l’année de Khâgne :

– J.M. Mayeur, La vie politique sous la 3e République, Seuil, 1984.

– R. Rémond, Notre siècle, Fayard, 1991

– M. Winock, L’agonie de la 4E République, Folio, 2013.

Les 3 livres sont disponibles à la BU Lafayette.

 Plusieurs films peuvent également faire l’objet d’un visionnage afin de se baigner dans l’atmosphère du sujet et en saisir les lignes de forces

– Elena et les hommes (Jean Renoir, 1956)

– Le président (Henri Verneuil, 1961)

– Clémenceau (document J. Diamant-Berger, 2014)

– L’élection de 1965, la 1e campagne pour l’Elysée (Documentaire France Télévision, 2016).


SPECIALITE HISTOIRE

 La spécialité en Histoire s’attache à travailler l’exercice du commentaire de texte. Exercice exigeant mais maîtrisable à terme, si l’étudiant procède à un entraînement constant et régulier.

 C’est la raison pour laquelle nous vous proposons une méthode à lire et à mettre en application avec un premier texte qui devra être remis au professeur le Jeudi 13 Septembre 2018 Le texte (le putsch des généraux d’Alger lu à travers le discours du Général de Gaulle) a été volontairement choisi en liaison avec le programme d’Histoire révisé en 1e année de Lettres supérieures et avec le thème du Tronc Commun en Khâgne (le pouvoir exécutif en France) afin que les connaissances ne fassent pas problème et que l’étudiant puisse se concentrer sur la question de la méthode.

– Afin d’aider l’étudiant à approfondir et à s’approprier cette méthode, nous avons inclus dans la bibliographie, une méthode du commentaire ainsi qu’un corrigé type sur un texte fort connu (le discours de G. Clemenceau en 1885 à la Chambre sur la question coloniale et la politique de Jules Ferry).

- Le beau 13e siècle : Royaume de France, Empire allemand et Italie (1180-1270)

 Le premier thème de Spécialité invite à comprendre et interroger, dans toutes ses dimensions, le 13e siècle européen vu, traditionnellement, comme l’expression du Beau Moyen Age (11-13e siècle),
Beau le 13e siècle l’est incontestablement : efflorescence du fait urbain, triomphe de la fusion mentale de la raison et du christianisme / croissance démographique et économique. Le siècle a pourtant ses laideurs : inquisition, haine contre les juifs et les pauvres, croissante, fractures sociales et contestations ou déchirements politiques et religieux.

 Le 13 siècle est, en tant que tel, à la fois héritier du Haut Moyen Age (5e siècle-11e siècle) et préfiguration d’un Bas Moyen-Age (14e-15e siècle) dont il ne faut pas exagérer les décadences.
Plusieurs faits rattachent le 13e siècle aux tendances et trends des siècles passés : domination du phénomène rural (90 % de la population européenne), rôle totalisant voire totalitaire de l’Eglise chrétienne, hiérarchisation sociale rigoureuse dominée par le Clergé et l’Aristocratie nobiliaire, guerrière par goût et par valeurs.

 Cependant, le 13e siècle est également laboratoire des changements sociaux : il coïncide avec l’apparition de nouvelles catégories sociales et l’élaboration de nouvelles valeurs dans le sillage du développement des relations sociales plus horizontales (associations), celui des villes, des monarchies nationales et du capitalisme marchand.

 Le sujet en proposant 3 espaces différents se prêtent à un comparatisme européen.
Les pays à étudier et à comparer présentent incontestablement des divergences majeures : à la France, territoire d’affirmation d’une Monarchie nationale, s’oppose l’Allemagne qui fait coexister l’universalisme impérial du St Empire et l’autonomie des villes allemandes et l’Italie morcelée en communes et républiques elles-mêmes grosses de dissensions et de déchirements internes. Cependant ces 3 entités géographiques sont embrassées par des phénomènes sociaux et anthropologiques communs : l’emprise du religieux, l’expansion des hommes et des richesses, le triomphe des villes.
Le 13e siècle accélère donc les dynamiques qui font vaciller le monde européen lequel, après avoir chancelé, va s’effondrer avec des allures de catastrophe pendant le 14e siècle, le siècle de fer des calamités.

Ouvrages à acquérir et consulter :

– Atlas du Moyen-Age – Le 13e siècle (des photocopies des parties de l’ouvrage vous attendent à l’établissement Fénelon), Autrement, 2017.

– Robert Fossier, L’Occident Médiéval (ouvrage présent à la BU), Hachette, 1995

Une épreuve de questions sur cet ouvrage (portant sur les pages 87 à 149) aura lieu le Jeudi 11 Octobre 2017.

– Robert Fossier, Le Moyen Age (ouvrage présent à la BU), Armand Colin, 1982.

– J. Le Goff, Un autre Moyen-Age, Gallimard, 2014

- L’Atlantique au 18e siècle

Le 2e thème proposé et exploré de Décembre à Mars 2019 est la reprise du thème ENS 2013.

L’histoire de l’Atlantique a été complétement bouleversée par le renouvellement historiographique que représentent à la fois la World History et les post-colonial studies.

Explorer l’Atlantique revient à l’examiner comme partie d’une « économie-monde » en voie de globalisation où s’entremêlent et s’entrechoquent des relations politiques, économiques, sociales et mentales. Il s’agit ici primitivement de s’intéresser aux échanges et aux mouvements des hommes, des marchandises, des ordres et des capitaux dans ce « billard à 3 bandes » que constituent l’Europe, l’Afrique et le continent américain.

Mais l’Atlantique peut lui-même se concevoir comme cadre d’analyse où agissent à différentes échelles des acteurs à la fois multiculturels et multiethniques. La majorité des indigènes qui bordent l’Atlantique ne sont pas affectés par les migrations. L’Atlantique interroge donc aussi des enjeux et des rapports de pouvoir au sein des sociétés coloniales, sur la manière dont celles-ci s’enracinent et sur les modalités de leur domination et de leur contestation. Les postcolonial studies insistent également sur les « rencontres » culturelles entre européens, africains et « américains ». Lesquelles mettent en lumière des processus d’intégration (élites amérindiennes), de métissages biologiques et culturels (le métis ou le créole) mais aussi d’affirmations des identités culturelles spécifiques (processus d’ethnicisation qui donne naissance à des sociétés à esclaves et des idéologiques raciales en Europe).

L’Atlantique éclaire donc l’histoire de la mise en connexion des espaces, des flux et des cultures au 18e siècle avant sa désintégration à la fin du 19e siècle du fait de la fin de la traite négrière, de l’affirmation d’empires coloniaux antagonistes et de l’indépendance nationale des colonies espagnoles.

 Ouvrages à acquérir et consulter :

– A.-M. Hattingois-Forner, L’Atlantique au 18e siècle, Ellipses, 2013.

Une épreuve de questions sur cet ouvrage aura lieu le mardi 15 Janvier 2019.

– P. Brioist, L’Atlantique Au 18E siècle, Atlande, 2007.

– M. Rediker, A bord du négrier, Seuil, 2013.

GEOGRAPHIE (Lettres 2ème année) – [Mme EMIN]

Les ouvrages proposés sont les ouvrages essentiels à connaître, vous pourrez les trouver en librairie mais aussi dans les bibliothèques universitaires de Clermont-Ferrand. Une bibliographie complémentaire sera fournie à la rentrée.

– Ouvrages généraux et dictionnaires de Géographie :

Ces ouvrages ont pour objectif de guider vos lectures et de vous approprier une grille de lecture permettant une meilleure compréhension des enjeux de la Géographie.

P. BAUD, S. BOURGEAT, C. BRAS, Dictionnaire de Géographie, coll. Initial, Hatier, Paris

A. CIATTONI, La Géographie : Pourquoi ? Comment ?, coll. Initial, Hatier, Paris.

J.DUNLOP Les 100 mots de la Géographie, « Que sais-je ? », PUF, 2009

– Cours sur « les littoraux dans le monde» au programme de ENS Lyon 2019 (tronc commun) :
Les ouvrages présentés ici permettent une première approche du sujet : une bibliographie complémentaire sera distribuée en septembre et spécifique à chaque axe traité au cours de l’année. L’intérêt de cette bibliographie est que ces ouvrages sont consultables à la bibliothèque universitaire et parfois en plusieurs exemplaires.
Proposé pour la session 2019, ce thème de Géographie générale encourage la mise en pratique de nombreux concepts et notions qui ont déjà traversé les cours de Géographie de première année. Afin de se familiariser au mieux avec ce thème je vous renvoie à la lettre de cadrage ci jointe.

Quelques remarques préliminaires pourtant : le thème ne doit pas être abordé sous son angle géomorphologique (laissez donc de côté les passages dans les ouvrages, le traitant), en revanche, plusieurs portes d’entrée sont recommandées comme « interface », « littoralisation » et les « enjeux géostratégiques ».

o Dictionnaires et glossaires

A. MIOSSEC (dir), Dictionnaire de la mer et des côtes, Presses Universitaires de Rennes, 2012 (un dictionnaire complet qui permet d’éclairer les concepts majeurs de la question)

P. SAFFACHE, Dictionnaire de géographie de la mer et des littoraux, ibis rouge édition, Presses universitaires créoles, 2003

o Ouvrages et auteur de référence

A. MIOSSEC, Les littoraux entre nature et aménagement, Armand Colin, Campus

M. BOURGOU, A. MIOSSEC, Les littoraux, enjeux et dynamiques, PUF, Paris, 2010
o Ouvrages complémentaires

J.-J. BAVOUX, Les littoraux français, Armand Colin 1997

A. MIOSSEC (dir), Géographie humaine des littoraux maritimes, CNED Sedes, 1998 (ouvrage un peu ancien mais qui peut être utilisé pour des approfondissements sur certains points puisqu’il est construit sous la forme d’une déclinaison d’articles sur le sujet)

M.-A. GERVAIS-LAMBONY (dir.), Les littoraux, Atlande, clés concours, 1999 (Ouvrage un peu ancien mais qui est riche en articles et la plupart accompagnés de croquis ou schémas localisés et en couleur)

H. REGNAUD, Les littoraux, Armand Colin, synthèse géo, 1999 (des pistes qui permettent d’aborder la question, alimentés par un glossaire et des schémas)

Pour les étudiants ayant choisi la spécialité Géographie (ces deux opus du travail fourni par ce spécialiste français fournissent une approche cartographique et alimentée par de nombreux paysages) :

F. VERGER, Zones humides du littoral français, Belin, 2009

F. VERGER, Marais et estuaires du littoral français, Belin, 2009

Par ailleurs quelques sites qui peuvent enrichir votre première approche :

Le CNES qui propose des ressources pour les concours dont celui de ENS Lyon
https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/clone-de-clone-de-geoimage

Le site Hypergéo, qui propose des définitions de concepts et notions souvent rédigés par le spécialiste de la question. (« littoral » par Alain Miossec)
http://www.hypergeo.eu/

Le site de ENS Lyon Géoconfluence, qui propose des bibliographies complémentaires et surtout une sélection d’article publié qui entrent dans les problématiques du sujet.
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/

– Cours sur la France régionale et analyse de cartes topographiques (Spécialité Géographie)

Afin d’aborder au mieux le commentaire de carte topographique, les séances seront partagées entre des cours sur la géographie régionale de la France s’appuyant sur les savoirs et savoir-faire acquis au cours de l’année d’hypokhâgne (cours sur la France dans une approche thématique) et des séances TD sur le commentaire de cartes IGN au 1/25 000ème.

o Géographie régionale de la France

V. ADOUMIE (dir.), Les régions françaises, HU Géographie, Hachette supérieur, 2013

R. CHEIZE, S. CHEDEMAIL, Les régions françaises : Atouts et problèmes, Géographie, Belin Sup.

P. PIERCY, La France, le fait régional, Carré Géographie, Hachette supérieur.

o Commentaire de cartes topographiques

J. DEFOSSE, Principes et méthodes du commentaire de cartes au concours, PUF

C. TIANO, C. LOIZZO, Commentaires de cartes topographiques : méthodes et applications, Armand Colin, coll. Cursus, 2017

J. TIFFOU, Commenter la carte topographique aux examens et concours, Armand Colin

ANGLAIS (Lettres 2ème année) – [Mme SUCHET]

Tronc Commun

Il n’y a pas de programme, l’épreuve est constituée d’un commentaire de texte littéraire et d’une version. Le livre suivant nous servira de manuel et doit être acheté avant la rentrée :

F. GRELLET, Literature in English. Anthologie des littératures du monde anglophone, HACHETTE SUPÉRIEUR, édition Mai 2011 ou août 2015.

Pour ceux qui ont des lacunes en grammaire :

S. BERLAND-DELEPINE, La Grammaire anglaise de l’Étudiant, OPHRYS

M.DEGOUTE, C.BRASART, Traduire et commenter un texte littéraire anglais, Editions Sedes, 2012.

Seul l’usage du dictionnaire unilingue Concise Oxford English Dictionary, OXFORD.
University Press est autorisé pour l’épreuve d’admissibilité. Il faudra donc vous le procurer avant l’épreuve.

Enseignement de Spécialité

Là encore, pas de programme en civilisation, il s’agit d’étude d’articles de journaux anglophones.
Il faut lire des journaux anglais et américains très régulièrement : The Guardian, The New York Times, The Washington Post… (sur internet)

Civilisation :

A.HAGE, Précis de civilisation américaine, Ellipses, 2007.

P.LURBE, Le Royaume-Uni aujourd’hui, 5ème Edition, Hachette Supérieur, 2007.

ESPAGNOL (Lettres 2ème année) [Mme DIAZ ESPINA et M. ALLARD]

Vous devez absolument avoir :

DICTIONNAIRES :

CLAVE, Diccionario de uso del español actual
Madrid, Ediciones SM.
Diccionario bilingüe francés / español – español / francés
LAROUSSE, 420 000 traductions.

GRAMMAIRE :

100 fiches de grammaire espagnole
Claude Heliès et Robert Vergne, Bréal.

LITTERATURE :

Manuel de littérature espagnole du XIIème au XXIème siècle
Monica DORANGE, Hachette supérieur.

Vous devez consulter régulièrement :

PRESSE :
Revues et journaux espagnols tels que :
– ABC
– EL MUNDO
– La Vanguardia
– El País
– Vocable

Consulter sur INTERNET :
– www.elpais.es
– www.el-mundo.esa
– www.vanguardia.es
– www.el-castellano.htm
– www.CVC.cervantes.es/portada.htm
– www.rtve.es
– www.amb-espagne.fr

DICTIONNAIRES :
Diccionario panhispánico de dudas
Real Academia y asociación de las Academias de la lengua española.
Diccionario de sinónimos y antónimos
ESPASA, 2001.

LEXIQUE :
Le vocabulaire de l’espagnol
Monica DORANGE, Hachette Supérieur.

TRADUCTION :
Initiation à la version et au thème espagnols
Monica DORANGE, Hachette Supérieur.

LITTERATURE :
Historia de la literatura hispanoamericana
Jean FRANCO, Ariel.

CIVILISATION :
Civilisation espagnole et hispano-américaine
Monica DORANGE, Hachette supérieur.

METHODOLOGIE :
Le commentaire de texte, concours d’entrée dans les ENS
Monica DORANGE, Ellipses.
Introduction à l’analyse des textes espagnols et hispano-américains
Marc ZUILI, Armand Colin.

ALLEMAND (Lettres 2ème année) – [Mme HUG]

Dictionnaire :

Bilingue
 Allemand-français / français-allemand HACHETTE LANGENSCHEIDT

 Grand dictionnaire bilingue LAROUSSE Unilingue  Der große Brockhaus in einem Band (mit CD-ROM)

 Brockhaus WAHRIG Wörterbuch der deutschen Sprache

 Duden Deutsches Universalwörterbuch (obligatoire pour l’ENS)

Grammaire :
 Grammaire allemande – ouvrage collectif – HARRAP’S

 Grammaire allemande – G. CAUQUIL ; F. SCHANEN – HATIER collection Bescherelle

 Pratique de l’allemand de A à Z (Hatier), avec une présentation alphabétique, des exercices corrigés et des conseils de traduction

Vocabulaire :
 Le vocabulaire allemand de l’étudiant – JP DEMARCHE – ELLIPSES

 Les mots allemands – Raymond Fred NIEMANN – HACHETTE EDUCATION

 Synonymwörterbuch sinnverwandte Wörter – BERTELSMANN

 Réussir sa version en allemand – STUDYRAMA

Civilisation :
 Histoire de l’Allemagne (1806 à nos jours) – J. CHAPOUTOT – PUF

 Deutschland, was nun ? – M. R. et J. R. DIOT – PUF

 Deutschland aktuell – B. DUCONSEILLE – ELLIPSES

 L’Allemagne, hier et aujourd’hui – J. Cl. CAPELE – HACHETTE

Littérature :
 Littératures allemandes, anthologie et méthodes d’approche des textes – A. COLIN

 Guide de la littérature allemande de nos origines à nos jours JP DEMARCHE – ELLIPSES

 Guide de l’explication de textes pour germanistes – J. SCHNEIDER – ELLIPSES

 Deutsche Literaturgeschichte – F. MARTINI – KRONER

 Précis de la littérature allemande – STUDYRAMA

Revues :
Deutschland : Zeitschrift für Politik, Kultur, Wirtschaft und Wissenschaft
http://www.deutschland.de

Presse und Sprache : www.presse-und-sprache.de

Vocable :http://www.vocable.fr

Informationen zur politischen Bildung : www.bpb.de

Fluter : http://www.fluter.de/

Deutsch Perfekt : www.deutsch-perfekt.com

Le site de la « deutsche Welle » propose également une bonne vue d’ensemble de l’actualité : www.dw.de